Présentation - La tradition du Bwiti et mon chemin d’initiation

Je suis nbanzi, initiée à la tradition Kongo, héritière d’un legs ancien transmis par mes ancêtres les plus méritants.
Mon chemin s’inscrit dans la grande tradition du Bwiti du Gabon, voie initiatique ancestrale de connaissance, de guérison et de réharmonisation de l’être avec la Vie.

Ce texte est une parole posée, consciente, qui témoigne d’un passage, d’une traversée et d’un choix d’incarnation.

La tradition Kongo : une science sacrée de l’équilibre du vivant

La tradition Kongo est une science ancestrale du vivant, transmise au sein des peuples Kongo d’Afrique centrale. Elle repose sur une compréhension profonde des lois naturelles, spirituelles et cosmiques qui régissent la Vie.

Au cœur de cette tradition se trouve la recherche de l’équilibre entre les forces visibles et invisibles, entre l’individu, la communauté, les ancêtres et la source Unique de toute Vie.
L’être humain n’y est pas considéré comme séparé, mais comme un point de jonction entre les mondes.

La sagesse Kongo enseigne que toute disharmonie physique, émotionnelle, familiale ou sociale est le signe d’un désalignement avec l’ordre du vivant. L’initiation vise alors à restaurer cet ordre intérieur, afin que l’être retrouve sa juste place et sa responsabilité au sein de la Vie.

Le Bwiti : une voie de reconnexion à la source

Le Bwiti est une tradition initiatique d’Afrique centrale, principalement transmise au Gabon.
Il enseigne la réconciliation entre l’être humain en devenir, la nature, les ancêtres et la source de la Vie.

Dans sa profondeur, le Bwiti agit comme une voie de réveil de la conscience, invitant l’initié à mourir symboliquement à ses illusions pour renaître à une vie plus juste, plus incarnée et plus reliée.

Il ne s’agit pas d’une religion, mais d’une science spirituelle vivante, fondée sur l’expérience directe, la responsabilité intérieure et l’activation de la conscience.
Le Bwiti accompagne l’initié dans la traversée de ses mémoires, de ses blessures, de ses désordres lignagers et de ses conditionnements, afin de restaurer l’alignement entre le corps, l’âme et l’esprit.

C’est une voie de vérité, d’humilité et d’amour, qui engage l’être à se tenir debout face à la Vie.

Grandir femme sans transmission

J’ai grandi au Cameroun, sans transmission vivante de ce qu’est la femme dans ses profondeurs spirituelles.
Les traumatismes, les désordres transgénérationnels dans les lignées ont progressivement créé une déconnexion à la matrice de la Vie.

Dans la vision Kongo, la femme est porteuse de la mémoire du vivant. Lorsqu’elle est coupée de cette mémoire, l’équilibre familial et collectif s’en trouve fragilisé.
Lorsque le patriarcat n’est plus équilibré par la sagesse ancestrale, l’harmonie des foyers se rompt. Les femmes, privées d’initiation et de reconnaissance de leur place sacrée, peuvent exprimer une violence qui n’est pas une nature, mais un cri de l’âme coupée de sa source.

Les femmes que j’observais portaient cette douleur — et j’en faisais moi-même partie.

Le choix conscient de la reconnexion

En tant que femme, mère et sœur, et en tant qu’initiée, il m’était nécessaire de retrouver la clé d’activation de ma propre vie, afin d’impacter ma lignée sur le plan transgénérationnel.

Dans la tradition Kongo, l’initiation n’est jamais individuelle : elle engage la lignée passée, présente et à venir.
J’ai alors fait le choix conscient de revenir à la voie du cœur de la femme véritablement initiée, afin de transformer les images déformées de la femme et de restaurer une présence plus juste, plus vivante et plus aimante.

Une rencontre déterminante

Après deux années d’initiation au sein de l’école initiatique Kimuntu, école d’élévation de la conscience auprès de Mfumu Nswadi Kimbazi, j’ai été mise sur le chemin de Virginie Pougnand, de Nima Thérapie, accompagnatrice multidimensionnelle œuvrant à l’intégration complète de l’être humain.

Mon parcours avec elle débute en 2024.
Durant une année, elle a accueilli mes mondes intérieurs, m’a aidée à prendre conscience des réalités astrales que je produisais et, surtout, à me réveiller à une réalité plus incarnée, plus lumineuse et plus vivante en moi.

Aujourd’hui, je peux l’affirmer avec clarté et humilité :
le Bwiti m’a sauvé la vie.

Initiation et complémentarité des sciences Kongo

En 2025, j’ai vécu ma première initiation au Bwiti, fruit d’un long travail de préparation et de reconnexion.
Un an plus tard, mon âme se sent suffisamment enracinée pour poursuivre son chemin vers l’amour, la Vie et la transmission.

Mon accompagnement a été assuré par une Nima Kongo, initiée aux sciences Kongo du féminin, œuvrant dans les espaces de gestation, de protection et d’activation silencieuse du vivant.
À la différence des Mani Kongo, porteurs d’une parole visible et structurante, la Nima Kongo agit dans les espaces subtils, matriciels et invisibles, là où la Vie se prépare avant de se manifester.

J’ai choisi d’honorer et d’unir ces deux polarités complémentaires dans une recherche profonde de la complémentarité originelle, appelée Mahungu, état d’unité primordiale où les polarités retrouvent leur équilibre sacré.

Une renaissance consciente

J’ai traversé les réalités d’un créateur coupé de sa source, mais aussi celles d’un être rappelé à la Vie, co‑créant avec la source.

Je suis incarnée femme, nkento.
Ce texte affirme la vérité de mon parcours et la conscience de mon choix d’incarnation.

Aujourd’hui, je rends grâce à la vie qui m’a été offerte à nouveau.
Mon engagement est désormais de préparer et d’accompagner des êtres vers l’initiation de nos traditions Kongo, dans le respect, la vérité, la responsabilité et l’amour du vivant.

La tradition du Bwiti m’a sauvé la vie.
À mon tour, je choisis de servir la Vie.

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